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Biographie de Sylvain MURAT

 

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Discussion sur Général Sylvain MURAT (relevé de carrière)

 

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Général Sylvain MURAT (relevé de carrière)

 
 

Archives  personnelles : Alain&Yvonne MARGARIA-MURAT

                    

 

 

CARRIERE MILITAIRE de Sylvain MURAT

 

 

 

1897-Ecole Spéciale militaire de Saint -CYR

 

 

1/10/1899-sort de St -CYR  avec le grade de Sous-lieutenant : rejoint le 8e R I MA devenant l’année suivante l’Infanterie coloniale.

 

10/07/1900-Madagascar : 3e RTS avec le grade de Lieutenant

 

1906-190722e RIC puis bataillon du Congo

 

1911-Capitaine  Etat-major du général commandant supérieur de l’A.O.F à Dakar

 

1912-1914-Préparation des décisions du Chef investi d’un grand commandement.

 

04/10/1914-Commandant de compagnie au front au 36e colonial.

 

25/06/1915-Etat-Major de la 15e division colonial.

 

24/06/1916-Chef de bataillon du 23e RIC.

 

1918-Adjoint au Colonel commandant le 21e RIC : Lieutenant-colonel le 25/12/1918.

 

1921 Chef d’Etat-major de la 2e DIC à l’Armée du RHIN.

 

1922-1924-Commandant le régiment de Tirailleurs Sénégalais au Cameroun.

 

1925-05/192922e RIC : Colonel le 21/12/1926,en prend le commandement jusqu’en Mai 1929.Assure en plus de son commandement ,la direction des Ecoles de Perfectionnement des Officiers de Réserve (E.P.O.R ) d’Aix ;Salon et Dignes.

 

06/1929-05/1931-Commandant militaire du Niger.

 

06/1931-1933-commandant le 42e régiment de tirailleurs malgache en Métropole.

 

01/1933-08/1937-Commandant la 2e brigade de l’A.O.F à KATY-(ville militaire proche de Bamako).Nommé général de Brigade le 20/03/1933.Commandant de la 2e DIC à Toulon jusqu’au 19/08/1937 date de sa mise a la retraite (en réserve).

 

INDEX :

 

RIMA : régiment d’infanterie de marine.

RTS : régiment de tirailleur sénégalais.

RIC : régiment d’infanterie coloniale                        

A.O.F : Afrique Occidentale Française.

DIC : Division d’infanterie coloniale

 

CITATIONS       DECORATIONS           PROMOTION

 

11/08/1902 : Le général commandant en chef du corps d’occupation et gouverneur général de Madagascar et dépendances adresse ces félicitations au lieutenant MURAT pour l’entrain remarquable et les sérieuses qualités militaires dont il a fait preuve tout au long des opérations auquel il a pris part en pays  SAKARAHA.

« LIEUTENANT. »

 

30/08/1907 : Ordre particulier n°66 du général commandant supérieur des troupes du groupe de l’A O F. Le Lieutenant Murat du bataillon du CONGO ,a pris part à toutes les opérations exécutées dans le moyen OUBANGI du mois de Novembre 1906 au mois d’avril 1907 et n’a cessé d’y faire preuve d’intelligence ;d’entrain et de bravoure.

 

1911 : CAPITAINE.

 

12/03/1915 : Cité à l’ordre du régiment le 36e colonial ; commandant de compagnie

 

12/04/1915 : Fait Chevalier de la Légion d’Honneur avec citation à l’ordre de l’armée.

 

17/06/1915 : Cité à l’ordre de la division.

 

05/12/1915 : Cité a l’ordre du 2e corps d’armée colonial : ‘’Payant toujours très bravement de sa personne ; véritable entraîneur d’hommes’’. Officier de valeur qui inspire une grande confiance a sa troupe ; Calme sang –froid remarquable, intelligence et conscience professionnelle le distingue à l’attention de ces chefs.

 

22/01/1916 au24/06/1916 : Officier d’état major à la 15e division coloniale ; promu chef de bataillon du 23e RIC.

COMMANDANT.

 

26/04 et26/06/1917 Cité à l’ordre du régiment (23e RIC) 2 citations qui viennent le récompenser.

‘’Le chef lucide qui ayant préparé son bataillon d’attaque ; pénètre à travers les lignes ennemies et pousse son avance sur une profondeur de 20kms en rase campagne’’

‘’Activité inlassable ; réel mépris du danger ; qualité de jugement ; esprit de décision’’

.

1918 : Adjoint au colonel commandant le 21RIC.

Lieutenant-colonel le 25/12/1918.

 

12/03/1919 : Cité à l’ordre de l’armé : ‘’officier de grande valeur ; remarquable par sa froide bravoure et sa haute conception du devoir ; tacticien émérite à fait preuve pendant les durs combats d’octobre 1918 sur la Suippes dans l ‘attaque de la HUNDLING-STELLUNG ;d’un courage et d’une science militaire dignes de toutes éloges.

Par les reconnaissances périlleuses dénotant un mépris du danger absolu et son intervention personnelle au moment de l’attaque ; a assuré la pleine réussite des opérations qui ont permis de capturer à l’ennemi plus de 600 prisonniers et un nombreux matériel de guerre.’’

 

16/06/1920 : Promu Officier de la Légion d’Honneur

 

25/12/1926 : Promu COLONEL.

 

20/03/1933 : Nommé GENERAL DE BRIGADE.

 

 

20/12/1933 : Promu Commandeur

 

 

1953 : Grand Officier de la Légion  d’honneur

 

 

Autres DECORATIONS :

 

1°/FRANCAISE :

 

Croix de guerre 2 palmes, 1 étoile vermeil ,2 étoiles argent, 2 étoiles bronze

 

Médaille coloniale agrafes : A.O.F.-CONGO –MADAGASCAR-SAHARA

 

Médaille de la Victoire

 

Médaille commémorative de G.G

 

Commandeur de l’o/o de l’Etoile Noire du 27/03/1927

 

1947 Médaille de la résistance

 

1953 croix de guerre avec palme

 

 

2°/ ETRANGERES /

 

 

Commandeur avec plaque de l’Etoile Noire du Bénin

 

 

 

CAMPAGNES GUERRE  14/18 :

 

LORRAINE-RICHECOURT 25/10/1914

SIGNAL DE XON Février 1915

ARGONNE –Vienne le CHATEAU  14-16/07/1915

CHAMPAGNE  (SOUIN) 25-30/09/1915

AISNE (MONT des SINGES) 16/04/1917

CHEMINS des DAMES  Août 1917

REIMS –Juillet à octobre 1918

JOLIMONT – Octobre 1918

 

Durant ces campagnes il  lui vaudra 6 citations et 10 lettres de félicitations

 

GUERRE 1939-1945 :

 

CITATION – DECISION N°313 ; A L’ORDRE DE L’ARMEE.

 

MURAT Sylvain ; Général de Brigade des Troupes Coloniales, des EX FORCES-FRANCAISES de l’intérieur :

 

Officier général dont la carrière d’honneur et le patriotisme s’est poursuivie avec la même flamme jusqu’à la libération. A inlassablement préparer, durant quatre ans, l’action libératrice, réalisant pratiquement la doctrine qu’il avait élaborée avec les dirigeants de l’Armée Secrète. A conduit lui-même les cadres qu’il avait formés au maquis de février 1944 à la libération, donnant en particulier les 20 et 21 juin 1944, lors de l’attaque allemande dans la région de Teillet (Tarn) un magnifique exemple de bravoure et d’énergie audacieuse, ramenant lui-même au combat les troupes des jeunes F.F.I. ébranlés par le premier choc de l’ennemi. A superbement montrer le plus grand mépris du danger, galvanisant ainsi les jeunes recrues qui l’entouraient.

 

Ces citations comportent l’attribution de la croix de guerre avec palmes

Source : Archives militaires

 

 

 

 

1

Alain MAGARIA

Avril 2008

GÉNÉRAL SYLVAIN MURAT

BIOGRAPHIE

1877-1963

—————————————————————————————————————————

par le

Général Maurice REDON

Dit «

DURENQUE »

Chef F.F.I. département du Tarn

Officier de carrière –Saint-Cyr

—————————————————————————————————————————

—————————————————————————————————————————

Compris sur la liste de recrutement de la classe 1897 de la Subdivision de Montluçon, et numéro 10 au

tirage au sort dans le canton de Montluçon, le jeune

Sylvain MURAT est reçu la même année au

concours de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint CYR.

Pour comprendre les raisons de cette vocation pour les métiers des armes, il est nécessaire de se

reporter à l’ambiance de l’époque, où la France se sent constamment menacée par l’esprit dominateur

d’une Allemagne unifiée, à la démographie galopante et dont les ambitions sont servies par un

militarisme puissant et agressif.

Si du côté français on parle d’un esprit

«revanchard», c’est, au-delà du désir d’effacer le défaite de

1870, le sentiment national que la sécurité du pays exige le retour à la frontière du Rhin et, par voie de

conséquence, la libération de l’Alsace et la Lorraine.

JAURES,

député du Tarn, élu des mineurs de Carmaux, d’Albi, des ouvriers des filatures de Castres

et de Mazamet, exaltant cette cohésion de tous les Français contre le péril allemand, écrivait alors:

«Il

n’y a point de Défense Nationale si la nation ne s’y associe pas de coeur et d’esprit.»

Elle s’y associe pleinement et c’est pourquoi Montluçon, cité industrielle, dont l’essor était dû à la

proximité du charbon de Commentry, va donner à l’armée un de ses enfants, issu d’une famille de

travailleurs de cette classe sociale dont le patriotisme n’est jamais en défaut.

Si j’évoque le Tarn, patrie de Jaurès, c’est parce que

Sylvain MURAT, 40 ans plus tard y écrira sans

doute la plus belle page de sa carrière militaire, au milieu des mineurs de Carmaux révoltés contre les

oppresseurs nazis.

2

Mais à Saint CYR, où

Sylvain fait de solides études militaires, arrivent les échos des campagnes

d’Outre-mer.

C’est la fin des opérations militaires du Tonkin, où le Colonel GALLIENI vient de s’illustrer avec, à

ses côtés, le chef d’escadrons

LYAUTEY.

C’est Madagascar, où ses deux grands chefs militaires, futurs Maréchaux de France, mènent une

oeuvre Pacificatrice qui prépara la Grande Ile à entrer dans les voies de la démocratie.

C’est l’Afrique Noire où

JOFFRE, futur Maréchal de France, a apporté jusqu’à Tombouctou la liberté

aux populations jusque là soumise aux exactions de roitelets et tyrans, pillards et cruels.

En 1898, c’est le ralentissement de l’épopée du Chef de Bataillons Marchand qui après avoir traverser

d’ouest en est le continent africain, arrive sur le Nil à Fachoda avec une poignée de cadres français et

une centaine de tirailleurs (exploration pacifique, plus qu’opération militaire, puisque pas un coup de

fusil ne fut tiré au cours de ce raid qui dura plus de deux ans en pays inconnu).

C’est ce contexte qui va décider du choix de son avenir pour le jeune Sylvain Murat.

Trois orientations majeures s’offrent alors au jeune Saint CYRIEN.

Mener une existence tranquille dans une quelconque garnison de métropole, il n’en est pas question.

Servir dans les divisions de couverture face à

«la ligne bleutée des Vosges» ?

Peut être fut-il tenté d’aller confirmer sa jeune formation militaire dans une de ces magnifiques

limites, qui assurant le bouclier de la France, allaient en 1914, devant Nancy, barrer la route à

l’invasion allemande.

Mais c’est la troisième voie que choisit alors le

sous-Lieutenant MURAT, celle qui offrait un champ

d’action immédiat (la meilleure préparation aux affrontements futurs de la Grande Guerre) en sortant

de Saint CYR le 1

er octobre 1899 au 8ème Régiment de l’Infanterie de Marine, arme qui allait l’année

suivante devenir l’Infanterie Coloniale.

Le 10 juillet 1900, il rejoint Madagascar et le 3

ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais qui participe à

l’oeuvre de pacification, traquant les petits chefs rebelles et leurs bandes, les rallient à nous, les

administrant et leur rendant le goût du travail à la place du pillage et de la rapine ;notre jeune

Montluçonnais excelle d’emblée à cette action pacificatrice, et le 11 août 1902, le Général

Commandant en Chef du Corps d’occupation et le Gouverneur Général de Madagascar et

dépendances, adresse ses félicitations au

Lieutenant MURAT pour l’entrain remarquable et les

sérieuses qualités militaires dont il a fait preuve tout au long des opérations auxquelles il a pris part en

pays SAKAHARA.

Le voilà très à sa place dans la carrière qu’il a choisie, conscient de la grandeur de sa mission

d’officier colonial, militaire mais pacificateur, et dans l’optique d’un avenir qui s’assombrit du côté du

Rhin, artisan parmi tant d’autres d’une force qui comptera pour la défense de la nation : l’Armée

Coloniale.

Nous retrouvons donc le Lieutenant MURAT en France au 22ème Régiment D’Infanterie Coloniale,

puis au Bataillon du Congo, où il fait l’objet de l’Ordre particulier numéro 66 du Général

Commandant Supérieur des troupes du groupe de l’Afrique Occidentale Française en date du 30 août

1907 :

«Le Lieutenant

MURAT du Bataillon du Congo, a pris part à toutes les opérations exécutées dans le

Moyen Oubangui, du mois de Novembre 1906 au mois d’Avril 1907 et n’a cessé d’y faire preuve

d’intelligence, de bravoure et d’entrain.».

Capitaine en 1911, il sert peu après à L’Etat Major du Général Commandant Supérieur de l’A.O.F à

Dakar.

C’est son premier contact avec les Etats Majors, il s’y façonnera de 1912 à 1914 à la préparation des

décisions du Chef investi d’un grand commandement.

La Guerre !

La Première Guerre Mondiale : le 4 octobre 1914 le Capitaine

MURAT monte au front avec le 36ème

Colonial, et c’est pour lui l’occasion, qui se renouvellera durant 4 ans, de donner toute sa mesure.

D’abord comme Commandant de Compagnie en première ligne.

Il est cité à l’ordre du Régiment le 12 mars 1915, fait Chevalier de la Légion d’Honneur avec citation à

l’ordre de l’Armée le 20 avril 1915.

3

Cité à l’ordre de la Division le 17 juin 1915, à l’ordre du 2

ème Corps d’Armée Coloniale le 5 décembre

1915.

Ces citations de combattants situent bien

«l’officier de valeur qui inspire une grande confiance à sa

troupe»

, «payant toujours très bravement de sa personne, véritable entraîneur d’hommes».

Il a en outre la chance de rester indemne «sous le bombardement violent et soutenu de l’artillerie

ennemie» au cours de cette nuit du 11 au 12 juin 1915, où il contribue à la progression de sa Division

et au cours de nombreuses reconnaissances au-delà des avants postes.

Calme, sang froid remarquable, intelligence et conscience professionnelle le désignent à l’attention de

ses Chefs.

Il passe un an à l’Etat Major de la 15

ème Division Coloniale du 22 juin 1915 au 24 juin 1916, date à

laquelle il est promu Chef de Bataillon.

Il prend alors le commandement d’un Bataillon du 23ème Régiment d’Infanterie Coloniale, et coup sur

coup, deux citations.

La première en date 26 avril 1917, la seconde en date du 26 juin 1917, viennent récompenser le Chef

lucide qui ayant préparé son bataillon d’attaque, pénètre à travers les lignes ennemis et pousse son

avancé sur une profondeur de 20 kilomètres en rase campagne.

«Activité inlassable, réel mépris du

danger, qualités de jugement, esprit de décision»

, voilà ce que soulignent ces citations qui définissent

ce chef désormais consacré par quatre années au combat.

Il termine la guerre dans les fonctions d’adjoint au Colonel commandant le 21ème R.I.C où il reçoit le

cinquième galon panaché (Lieutenant Colonel) le 29 décembre 1918.

«Officier de grande valeur, remarquable pour sa froide bravoure et sa haute conception du devoir.

Tacticien émérite, a fait preuve pendant les durs combats d’octobre 1918 sur la Suippes et dans

l’attaque de la HUNDING STELLUNG;d’un courage et d’une science militaire digne de tous éloges.

Par les reconnaissances périlleuses dénotant un mépris du danger absolu et son intervention

personnelle au moment de l’attaque, a assuré la pleine réussite des opérations qui ont permis de

capturer à l’ennemi 600 prisonniers et un nombreux matériel de guerre.»

Tel est le texte de la citation à l’ordre de l’Armée qui lui est décerné le 12 mars 1919.

Il est promu Officier de la Légion d’Honneur le 16 Juin 1920.

C’est la paix, l’occupation, et nous retrouvons en 1921 le

Lieutenant Colonel MURAT chef d’Etat

Major de la 2

ème D.I.C à l’Armée du Rhin.

Puis c’est de nouveau au territoire d’Outre Mer avec l’alternance de séjour en métropole.

Pendant deux ans il va commander le Régiment de Tirailleurs Sénégalais au Cameroun, de 1922 à

1924.

De retour en France il est affecté au 22

ème Régiment d’Infanterie Colonial où il est promu Colonel le

29 décembre 1926. Il en prend le commandement à Aix en Provence jusqu’au mois de mai 1929.

Commandant Militaire du Niger jusqu’à la fin de mai 1931, puis commandant le 42

ème Régiment de

Tirailleurs Malgaches de 1931 à 1933 en métropole, sa véritable carrière coloniale va s’achever avec

un dernier séjour en Afrique Occidentale Française, où il est nommé Général de Brigade le 20 mars

1933, alors qu’il commande à KATI, ville militaire proche de Bamako, la 2

ème Brigade de l’A.O.F.

La carrière militaire devait prendre fin avec le commandement de l’infanterie de la 2

ème D.I.C à

Toulon, du fait de l’inexorable limite d’age, le 19 août 1937 le Général MURAT vient d’atteindre 60

ans.

Il se retire dans le Tarn, dans sa petite propriété de Castelnau de Montmiral, près de Gaillac. Culture,

élevage, vignes, voilà la reconversion qu’il entreprend.

Par pour longtemps. La guerre de nouveau le rappel à l’activité le 21 septembre 1939.

Mais il n’a pas l’occasion de participer à la bataille de France.

On l’a laissé dans les arrières à Mente.

Il ressent d’autant plus cruellement la défaite que ce soldat voit s’effondrer tout ce que sa génération

avait accumulé de gloire à force de sacrifices, de dévotion à la patrie et d’enthousiasme pour un idéal.

Dès le mois d’août 1940 il est suspect aux yeux des représentants du gouvernement de Vichy.

On lui a proposé de reprendre du service, accepter des fonctions préfectorales, il refuse avec hauteur.

4

Il est de nouveau pressenti, nouveau refus, et cette fois le choix est définitif, il est classé parmi les

adversaires du Régime, pour lui c’est l’arrestation ou la clandestinité.

Dés le mois de septembre 1940,

Sylvain MURAT prend un faux état civil, Anaïs MURAT.

Son admirable épouse, née

VILLEMAN, d’une famille bien MONTLUCONNAIS puisque son père

était directeur d’école rue de la Presle, elle qui l’a accompagné depuis leur mariage le 5 avril 1904

dans toutes ses campagnes lointaines en Afrique noire, va partager maintenant ses épreuves au cours

d’une existence menacée par la Milice et la Gestapo.

Avec leur fils

Robert MURAT, ils vont vivre en proscrit.

Organisation des premiers parachutages, participation à la formation de l’Armée secrète, liaisons,

recrutement de cadres qualifiés, le

Général MURAT se multiplie, voyage constamment, prend contact

avec les différentes organisations de Résistance qui vinrent le jour en Zone Sud.

C’est ainsi qu’avec

Robert ils seront parmi les premiers du mouvement «Franc Tireur», des

mouvements unis de Résistance.

«Franc Tireur» est animé depuis Lyon par AVININ, un ancien élève du Président HERRIOT.

C’est à Lyon que le

Général MURAT rencontre le Général DELESTRAINT chef de l’Armée

Secrète.

Nomade, proscrit,

Sylvain MURAT va de gîte en gîte pour échapper aux recherches policières de

l’époque.

Il se sent particulièrement en sécurité chez ses fidèles amis

CHAUMETON, de Chénérailles où il fait

de longs séjours.

Tandis qu’à Castelnau de Montmirail les occupants pillent sa propriété et fusillent clouées sur la porte

de sa maison ces vareuses de général.

On le voit arpenter les chemins de la Creuse et c’est ses conversations avec les habitants ne laisse

aucun doute sur ses sentiments résistants.

L’hiver 1942-1943 marque le commencement de la fin, avec la capitulation Allemande à Stalingrad.

On retrouve alors dans la région de Toulouse un certain monsieur GOURQUIN, ou plutôt l’ingénieur

GOURQUIN

, qui ressemble comme un frère à Sylvain Murat.

Cet ingénieur

GOURQUIN existe réellement à Saint Juéry près d’Albi.

C’est un patriote qui a donné ses pièces d’identités retouchées quand au portrait, à son ami MURAT.

Tous deux excellent dans le tir des armes de combat, ils entraînent les jeunes résistants, sont l’au et

l’autre généralement porteur d’armes et de munitions ce qui en cas d’arrestation ne laissera aucun

doute sur leurs occupations.

De l’élaboration de la doctrine de l’Armée Secrète, à l’instruction de jeunes maquisards,

Sylvain

MURAT

ne néglige aucun détail ; la levée en masse et le départ au maquis du 6 juin 1944 ne le prend

au dépourvu et si la doctrine laisse aux chefs subordonnés toute liberté de manoeuvre dans la cadre des

missions qui sont les leurs.

Si le haut commandement n’a plus qu’à faire confiance aux exécutants, le

Général MURAT de

dédaigne pas de rentrer dans le rang.

C’est ainsi qu’on le trouve avec sa femme, son fils et sa belle fille à vingt kilomètres à l’est d’Albi,

dans un maquis dont les activités inquiète les

«occupants».

Quand monte la colonne punitive pour châtier ses

«terroristes», se sont les nazis qui «dérouillent».

Cette expression est très évocatrice pour nous et on voit le Général alors âgé de 67 ans, faire le coup de

feu, tandis que les jeunes, réconfortés par le calme, la détermination de l’ancien, se regroupe autour de

lui, ce qui les ramène à la contre-attaque.

Une très belle citation à l’ordre de l’Armée cité mieux qu’un long discours, ce que fut le Général

MURAT

sous la Résistance :

«Officier Général dont la carrière d’honneur et de patriotisme s’est poursuivi avec la même flamme

jusqu’à la libération.

A inlassablement préparé, durant 4 ans, l’action libératrice, réalisant pratiquement la doctrine qu’il

avait élaborée avec les dirigeants de l’Armée Secrète.

A conduit lui-même les cadres qu’il avait formé au maquis de février 1944 à la Libération, donnant en

particulier le 20 et 21 juin 1944, lors de l’attaque Allemande dans la région de Teillet (Tarn), un

5

magnifique exemple de bravoure et d’énergie audacieuse, ramenant lui-même au combat les troupes

de jeunes F.F.I ébranlées par le premier choc de l’ennemi.

A superbement montré le plus beau mépris du danger, galvanisant ainsi les jeunes recrues qui

l’entouraient.»

Il reçoit la médaille de la Résistance en 1947 puis la dignité de Grand Officier de Légion d’Honneur

au mois de février 1953.

Désormais il se consacre à l’éducation de ses petits enfants.

C’est un merveilleux éducateurs, patients, précis, dosant l’effort et la détente, sachant retenir

l’attention de son jeune auditoire. Peut-être évoquait-il le temps de sa jeunesse d’Officier instruisant

ses recrues, mais, toujours d’une grande modestie,

Sylvain MURAT n’était pas de ceux qui évoque

leur passé, se cite en exemple et raconte leur campagnes.

Il s’éteignait le

4 mai 1963 à Capbreton, entouré des siens, et ses amis de la Creuse le veillèrent une

dernière fois au passage de son convoi à CHENERAILLES avant qu’il ne rejoigne au cimetière de

Gannat la tombe de son épouse.

Nous saluons la mémoire de cet ancien élève du lycée de Montluçon.

Un siècle plutôt

Sylvain MURAT aurait pût être lui aussi Maréchal de l’Empire, comme son illustre

homonyme et devancier. Il est aussi un parfait exemple de ce patriotisme qui soulève les masses contre

toute oppression, de ces masses d’où sortent les chefs qui les conduisent au combat pour la défense de

la liberté, de leurs droits, de leur idéal.

Archives personnelles d’Yvonne MURAT-MARGARIA

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Sylvain Murat by Alain.Margaria est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
Basé(e) sur une oeuvre à archives personnelles.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues &2 24; margaria33127@msn.com.

 
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Biographie d’Auguste PICANDET

1

 

 

 

 

Alain Margaria

Mai 2009

AUGUSTE PICANDET

COMMANDANT DES SAPEURS POMPIERS DE MONACO

CHEF DE BATAILLON AU 299° RI

MPLF LE 11 AOÛT 1918

******************************************************************************************

Source :

"HISTOIRE DE NERIS LESBAINS"LESBAINS"

http://fifideneris.canalblog.com/profile/142220/index.html

******************************************************************************************

Nom :

PICANDET

Prénom :

Auguste

Né le :

11 mars 1871

A :

Néris les Bains

De

Joseph, employé aux chemins de fer et MURAT Rosalie,

Demeurant à Nerdre à Néris les Bains.

Marié avec

PACCHIAUDI Catherine

*****************************************************************************************

Auguste

PICANDET, Lieutenant au Régiment des sapeurs-pompiers de Paris, sera le premier commandant

des sapeurs-pompiers

de Monaco par Ordonnance Souveraine 1873 du Prince ALBERT 1er en date du 7

mars 1910

******************************************************************************************

******************************************************************************************

Régiment :

299ème R.I. (5ème Bataillon)

Classe

1891, matricule n° 325

Commandant chef de bataillon

MORT POUR LA FRANCE

le 12 août 1918, à 47 ans

Au combat de

Mareuil Lamotte (Oise)

Cause du décès :

Tué à l’ennemi

2

Acte transcris le

14 mars 1919 à Néris les Bains

Croix de Guerre, Chevalier de la Légion d’Honneur

Souvent, pendant les opérations militaires, le

Prince ALBERT 1er lui rendait personnellement-visite.

Son nom figure sur le monument aux morts de la commune de

FONTAN dans les Alpes Maritimes où il avait

fait construire une maison avec son épouse.

******************************************************************************************

A la suite du succès des attaques de la

1ère Armée les 8 et 9 août, le commandement avait décidé d’exercer une

nouvelle poussée

le 10 sur le front de la 3ème Armée.

L’ennemi semblait s’attendre à cette attaque car la

nuit du 9 au 10 fut particulièrement fiévreuse et agitée.

L’attaque était fixée

pour 4 h 20.

Les objectifs sont rapidement atteints et dépassés, les zones situées au-delà sont fouillées et l’ennemi, surpris,

s’enfuit sans opposer grande résistance.

Les troupes franchissent l’espace marécageux que dominent les

plateaux boisés du Plessier.

A

18 h 45, le régiment reçoit l’ordre d’attaquer le village de Mareuil-Lamotte.

Le mouvement est difficile car les mitrailleuses ennemies sont nombreuses et le tir d’artillerie violent. Les obus

toxiques pleuvent.

Cependant, comme sur un terrain de manoeuvre, le régiment en entier se porte en avant.

Grâce à une parfaite utilisation du terrain, on aborde

Mareuil à la nuit tombante.

Mais les lisières du village sont garnies de mitrailleuses.

Une série de patrouilles le déborde par l’est, gagne la partie nord et se rabatte au sud.

L’ennemi se sentant tourné cesse toute résistance, les mitrailleuses se taisent et

à 3h le village est évacué par les

Allemands.

Le lendemain

11 août fut une journée de combats opiniâtres pour la prise de la tranchée Bornéo et de la

carrière du Moulin

détruit.

Au cours de la lutte, le

commandant PICANDET tomba mortellement frappé d’une balle et fut remplacé à la

tête de son bataillon par le

capitaine DELPECH.

Le résultat de ces

2 journées était une avance de plus de 7 kilomètres, la capture de 32 prisonniers, la prise de

12 mitrailleuses

, de 3 batteries de 150 et d’un important matériel de guerre.

(Historique du 299

ème R.I.)

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Auguste PICANDET

 
                                                                                                           
 
 
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Maurice REDON

Avis de décès : général Maurice Redon

indépendant, le (Londres) , le 23 juin 2000, par Douglas Johnson

 

MAURICE REDON était un officier français distingué et décorées de beaucoup, qui ont vécu toutes les expériences de la France militaire dans les années du milieu du XXe siècle.

Pour commencer à y étaient les bonnes années. Né en 1905, il se rendit à Saint Cyr et est devenu un agent formé à l’artillerie. Il a servi à l’étranger, en Indochine, en Afrique et Madagascar. Quand il rentra définitivement en France, en 1938 il était convaincu que la France était une puissance mondiale avec un empire prospère et une armée forte.

Vint ensuite la défaite de 1940. Redon a été fait prisonnier. Il a subi les dilemmes d’officiers plus français, discipline exigé qu’il acceptait que le gouvernement de la France était entre les mains du Maréchal Pétain, à qui il était fidèle, mais patriotisme exigé dans le cas contraire. En 1942, il considère que la collaboration avec les Allemands était allé trop loin et il échappé à partir de son camp de prisonniers de guerre et rejoint la résistance.

Mais un autre problème est apparu. Quels étaient les relations de l’armée aux groupes de résistance qui étaient des civils et politiques ? Redon a réussi à résoudre ce problème directement. Il n’adhère pas à l’armée officielle de la résistance qui est apparu en 1942, mais rejoint un réseau de résistance et il, dominé par sa capacité et son succès dans l’acquisition d’armes.

En 1944 Redon commandant dit « DURENQUE » était le chef (FFI) de  l’Intérieur des forces Françaises dans la région du Sud-ouest du Tarn. Ses forces furent divisées en cinq zones, dont trois ont été commandés par des agents de l’armée régulière ; dans les zones de deux autres officiers étaient deuxième en commande. Les blessés dans ces unités ont été très élevés.

Avec l’atterrissage de la force d’invasion dans le sud de la France, sur 15 août 1944, Redon a été mis en commande de Toulouse et de la l’Intérieur de forces Françaises qui rejoint l’armée libre sous le commandement du général de Lattre de Tassigny. Redon était responsable de quelques 127,000 de la FFI transférées dans l’armée du général. Ils ont précipité non seulement la vitesse des opérations , il a empêché les Allemands de réaliser leurs plans de sabotage généralisée.

Après la victoire en Europe, il n’y vint les guerres coloniales. Redon a été envoyé à Indochine, où il a aidé à rétablir la position française après la guerre avec le Japon, mais très vite la situation est aggravée. Redon était dans le commandement de forces françaises au Laos de 1951 à 1953.

Mais un changement a vite eu lieu à sa carrière. Il a été rappelé à servir dans le ministère de la défense à Paris et en 1954, avec l’arrivée au pouvoir du 1er ministre de la France  Pierre Mendes France, il ce retrouva discrètement impliqués dans le retrait de France pour l’Indochine. Il a été promu au grade de général et est devenu chef de cabinet au ministre pour la France outre-mer, Robert Buron.

C’était une tâche particulièrement difficile. Tout devait être effectuée dans un pressés Buron a été un ministre dont la position avait été affaiblie par être expulsé du parti parlementaire des catholiques social pour avoir accepté de servir sous Mendes France ; il y avait plusieurs généraux français (avec divers réputation), qui ont prétendu à comprendre la situation militaire en Indochine. Mais Redon a réussi, et il a conservé le même poste lorsque  Edgar Faure remplace Mendés France et Henry Laforest remplace Robert Buron.

Mais après les élections de 1956, la crise algérienne est devenue particulièrement évidente et Redon renvoyé à la guerre coloniale avec une commande de Constantin Est. Il a conclu lui-même lutté contre une sorte différente de la guerre que celles qu’il avait connus. Agents qui avaient été en Indochine, particulièrement colonel Godard, ce qui a été étroite collaboration avec General Massu, lui considéré comme un qui avait organisé la perte de l’Indochine.

En 1959, par son expérience complète sur les colonies, il a été nommé commandant en chef des armées françaises en Afrique occidentale, les régions qui ont été procéder à l’indépendance sous général de Gaulle décolonisation plans.

Il est resté discret. Mais il en avait assez. En 1962 il a pris une retraite anticipée.

 Douglas Johnson

Maurice Redon, soldat : né Albertville, en France 20 février 1905, mariés (deux filles); décédé à Paris 29 mai 2000.

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Droit a l’internet

L’accès à Internet est-il un droit fondamental ?

LEMONDE.FR



‘accès à Internet ne peut pas être considéré comme un droit fondamental. Nous savons bien l’importance qu’il revêt dans tous les secteurs de la vie actuellement, mais avoir chez soi un accès à Internet, sachant qu’on peut avoir accès à Internet partout ailleurs, ne peut pas pas être qualifié de droit fondamental. Ce serait aller trop loin." La ministre de la culture, Christine Albanel, a insisté sur ce point, jeudi 12 mars, lors de l’examen du projet de loi création et Internet, qui prévoit notamment de couper l’accès au Web des personnes qui téléchargent illégalement. La ministre avait déjà annoncé sa position la veille, préférant qualifier l’accès à Internet de "commodité".

Les députés ont suivi l’avis de la ministre, votant contre l’amendement déposé par le député UMP Patrice Martin-Lalande, qui prévoyait de faire de l’accès au Réseau un "droit fondamental" et de garantir l’accès numérique aux services publics, ainsi que l’anonymat en ligne.

LA FRANCE EN CONTRADICTION AVEC LE DROIT EUROPÉEN ?

Le débat sur le terme n’est pas uniquement symbolique. En septembre dernier, les députés européens avaient adopté, à une très large majorité, l’amendement numéro 138 au "Paquet télécom", qui réaffirmait le principe selon lequel "aucune restriction aux droits et libertés fondamentales des utilisateurs finaux ne doit être prise sans décision préalable de l’autorité judiciaire".

Or le projet de loi création et Internet prévoit de confier le droit de suspendre un accès à Internet à une autorité administrative et non judiciaire, appelée Hadopi. Si l’on considère que l’accès au Web est un droit fondamental, la France se trouverait donc en contradiction avec le droit européen.

Pour ne pas prendre de risque, le gouvernement français avait demandé le retrait de l’amendement 138, que la Commission européenne avait finalement rejeté. Mais le texte a été réintroduit au Parlement européen le 6 mars dernier, cette fois-ci sour le numéro 46, et devrait vraisemblablement être de nouveau adopté. Si c’est le cas, les opposants au projet de loi création et Internet estiment que ce dernier sera vidé de sa substance. La Charte des droits fondamentaux de l’Union ne mentionne pas directement l’accès à Internet, mais son article 11 stipule que "toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques, et sans considération de frontières".

Le Monde.fr


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SAUVEGARDE DES RETRAITES

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LE BILLET DE SAUVEGARDE RETRAITES
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Monsieur Rescapé, ancien cadre du privé, a connu une carrière bien remplie. Quand il a liquidé sa retraite à taux plein, en 1993, il était donc vraiment heureux. Ce, d’autant plus que les réformes étaient annoncées et qu’il valait mieux ne plus tarder…
Sa retraite, il ne l’a vraiment pas volée. Après avoir cotisé plein pot toute sa vie, la Sécu lui verse 64,4 % de son dernier salaire. De quoi vivre bien mais rien d’extravagant.

Monsieur Amputé, était également cadre du privé. Il a même eu une carrière en tout point identique à celle de Monsieur Rescapé. A la fin, il a vraiment dû lutter pour ne pas être débarqué… Alors, quand il a pris sa retraite en 2008, il était encore plus soulagé.
Seul "hic", il est de la génération d’après celle de Monsieur Rescapé… bien qu’il ait aussi cotisé plein pot toute sa vie, la Sécu ne lui verse que 54,7 % de son dernier salaire. Dix points de moins que son aîné !

Monsieur Planqué, ancien cadre de la fonction publique, a connu une carrière bien pépère… Même s’il n’a jamais cotisé beaucoup, quand il a pris sa retraite, en 1993, l’Etat lui a versé sa pension à taux plein : 75 % de son dernier salaire. De quoi continuer à gérer tranquillement ses petites affaires.

Monsieur Avantage-Acquis était également cadre de la fonction publique. Il a même eu une carrière en tout point identique à celle de Monsieur Planqué. Avant de partir à la retraite, en 2008, il était cependant inquiet. Il y a eu la réforme Fillon en 2003 ; puis les régimes spéciaux ont été sur la sellette, etc… Bref, ces collègues lui avaient prédit qu’il n’aurait que des clopinettes.
Mais, aujourd’hui, le voilà totalement rassuré. Plus de peur que de mal, il touche à la retraite… 75 % de son dernier salaire, comme son glorieux aîné !

Et on ose encore nous dire que les réformes ont eu lieu et que, désormais, les régimes de retraite sont alignés…

En réalité, la retraite des fonctionnaires est 100 % garantie par l’Etat.

Autrement dit, tous les Français, comme Monsieur Amputé, voient leur retraite baisser. Mais le pire est qu’ils sont invités à mettre la main à la poche pour préserver la retraite des fonctionnaires. Elle est belle la solidarité !

Et, avec l’ampleur du choc démographique à l’horizon, je peux vous dire que les choses ne vont vraiment pas s’arranger. L’écart public-privé ne va cesser de se creuser…

Alors, si comme moi, vous ne supportez plus ce système de retraite à deux vitesses, signez la pétition et, surtout, faites circuler l’information !

Pour en finir avec la retraite très privilégiée des fonctionnaires.

 

 

Marie-Laure Dufrêche

 

Déléguée Générale

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